En ces dernières heures de la campagne électorale, et à l’approche du jour de l’élection fédérale 2011, faut-il passer par cette désaffection envers le Bloc Québécois pour voir en face notre situation politique? Il semble bien que oui. La vague orange qui s’apprête à déferler sur le Québec a une portée et une signification beaucoup plus importantes que les seuls chiffres des sondages qu’elle représente.
Toutefois, il y a bien des paradoxes qui sous-tendent cette fièvre néo-démocrate. La politique canadienne et québécoise réservent toujours bien des surprises…
Leçon #1 : Le Québec joue les trouble-fête.
J’imagine combien Stephen Harper doit détester le Québec en ce moment, malgré toutes ses belles paroles en public. Lui qui s’est vu privé de majorités à deux reprises à cause du vote bloquiste au Québec, le voilà qui perdra possiblement une majorité, voir même le gouvernement, à cause de la vague NPD qui secoue encore cette province en cette veille du scrutin fédéral du 2 mai 2011. La preuve est faite : le Québec a encore le pouvoir politique de brouiller les cartes électorales pan-canadiennes. Les canadiens anglais ont beau avoir du mal à contenir leur racisme anti-québécois, les québécois influencent leur vote. Comment autrement expliquer la hausse du NPD dans les autres provinces, hausse qui n’a commencé à se manifester qu’après le début de la vague NPD au Québec?
Leçon #2 : La douche froide…
Malgré cette belle influence sur l’électorat anglo-canadien (le dernier sondage Angus donne 33% au NPD à l’échelle canadienne contre 45% au Québec), le parti conservateur de Stephen Harper consolide ses appuis, et à 37% au Canada, il pourrait bien former un gouvernement majoritaire malgré tout. Ce qui signifie que malgré un vote québécois largement fédéraliste (les votes réunis du PLC, PC et NPD totalisent 74% au Québec selon ce même sondage), les québécois se retrouveront quand même isolés dans ce nouveau parlement. Examinons cette situation d’un peu plus près : malgré les chiffres de ce dernier sondage, il est fort probable que le NPD ne fasse pas le plein de ses appuis, par manque d’organisation et à cause d’une clientèle plus jeune qui vote moins. Cela ne devrait toutefois pas empêcher la vague de déferler. Le désir de changement étant un fort incitatif à aller voter, le taux de participation lamentable de 58% à la dernière élection fédérale devrait être dépassé substantiellement. On peut donc penser que le 45% du sondage se transformera en vote d’environ 40% du NPD au Québec, et que le Bloc parviendra peut-être a obtenir 30% plutôt que 26%. Reste que les conservateurs pourraient avoir du mal à atteindre plus que le 13% actuellement détenu. N’empêche. Le parti qui arrive dernier au Québec arrive en tête dans le reste du Canada. Rien de bien encourageant pour ceux qui veulent voir dans la montée du NPD au Québec un renouveau fédéraliste au Québec. Imaginons le scénario : si les conservateurs décrochent la majorité, et qu’au Québec leurs députés se font déloger par le NPD, le Québec peut fort bien se retrouver avec de 0 à 3 députés du côté du pouvoir! Ceci risque bien d’être la douche froide du siècle au Québec! Scénario-catastrophe, me direz-vous? Pas si sûr…Les chiffres de ce sondage sont forts révélateurs. Tout d’abord, en Ontario, les résultats des conservateurs se consolident avec 41%. Pendant ce temps, le parti libéral et le NPD arrivent nez-à-nez, à 27 et 26%. Le risque est élevé que cette division du vote d’opposition et cet effondrement des libéraux de Michael Ignatieff provoquent une victoire conservatrice importante en Ontario, dans cette province qui dispose d’un très grand poids politique, représentant le tiers des députés au Canada! L’Ontario pourrait donc venir atténuer l’impact d’une vague NPD au Québec.
Leçon #3 : Un Bloc plus fort avec moins de députés?
La réflexion la plus spectaculaire est tout-de-même celle-ci : il y a des chances élevées, étant donné la force du vote conservateur hors-Québec, pour que le vote libéral et néo-démocrate réunis ne suffisent pas pour dépasser en nombre de sièges le nombre de députés conservateurs, même dans un scénario de gouvernement minoritaire. Cela signifie que l’appui du Bloc à un gouvernement de coalition s’avérerait essentiel pour empêcher la formation d’un gouvernement conservateur. N’ayant plus rien à perdre, il est indéniable que dans une telle situation, le Bloc négocierait âprement son appui à un tel gouvernement libéral-NPD. Les revendications québécoises seraient alors défendues avec encore davantage de force. Ceux qui se réjouissent déjà de la marginalisation du Bloc oublient que la dynamique parlementaire canadienne permet beaucoup de jeux de pouvoir. Les libéraux et le NPD pourraient se trouver alors dans une position fort inconfortable, étant incapables de donner gain de cause aux intérêts québécois sans provoquer automatiquement une colère raciste au Canada anglais. Dans un cas d’échec ou de réussite de ces négociations, le Bloc serait dans une position idéale, n’ayant plus rien à perdre comme je le mentionnais plus haut. Les québécois assisteraient alors à la formation d’un autre gouvernement conservateur, ou récolteraient grâce au Bloc des victoires économiques sur les innombrables dossiers qui opposent et divisent le Québec et le Canada en cette année 2011. À noter : en bas de 20 députés bloquistes, il est fort probable que le NPD et les libéraux puissent à eux seuls rassembler suffisamment de sièges pour former un gouvernement de coalition. À ceux qui croient que Michael Ignatieff refusera une telle éventualité, rien n’est moins sûr. Le chef libéral n’aura plus son mot à dire au sein de son parti, après la défaite inéluctable qui l’attend ce lundi 2 mai 2011. Or on sait qu’une fusion du PLC-NPD est déjà un sujet fort prisé chez les libéraux. Un gouvernement de coalition pourrait fort bien être un premier pas dans cette direction. Tout ceci s’avère un élément de réflexion dans votre choix de lundi. Un Bloc trop affaibli pourrait empêcher des gains pour le Québec dans un prochain gouvernement de coalition.
Leçon #4 : Douce revanche sur les fanatiques de Québec.
Même un bloquiste fidèle et loyal comme moi se sent tiraillé par ce dilemme : ne vaut-il pas la peine de sacrifier une victoire du Bloc pour ressentir la joie de voir Josée Verner, André Arthur et les autres marionnettes conservatrices de Québec se faire balayer par un vent néo-démocrate? N’est-ce pas jubilatoire de pouvoir ce lundi se réjouir de la mine déconfite des membres du gang liberté-Québec et du gang des radio-poubelle de la «old capital»? Quelle ironie quand même! Eux qui ont tellement souhaité l’extermination du Bloc, ils auront finalement eux-mêmes contribué à la vague orange, mais surtout, à la défaite de leurs chouchous conservateurs et de leur mentor André Arthur! La vie est bien faite! Avouons-le ; le Bloc, étant souverainiste, n’avait pas le potentiel de déloger les conservateurs de la région de Québec. N’oublions jamais : c’est la région de Québec qui a semé la division lors du référendum de 1995, ne ralliant pas la majorité claire de francophones qui avaient appuyé le OUI dans l’ensemble du Québec. Ce que le Bloc ne pouvait accomplir à Québec, le NPD s’apprête à le réussir. Les valeurs progressistes seront donc bien représentées à Québec cette fois-ci, au grand dam des fanatiques d’extrême-droite qui empoisonnent la région. Voilà une belle consolation pour les militants bloquistes!
Leçon #5 : Mauvais augure pour Pauline Marois.
Le phénomène «Jack Layton» est de mauvais augure pour Madame Marois. En cette époque de vide politique et de grand cynisme, le manque de popularité personnelle semble malheureusement ne pas pardonner, peu importe la valeur du candidat. Demandez à Michael Ignatieff, lui qui on ne peut le nier est un candidat articulé et tout sauf populiste. Le chef libéral vit pourtant ses derniers jours politiques. Jusqu’ici, le parti québécois a toujours considéré Québec solidaire comme un parti marginal, incapable de prendre un véritable envol. Ne sous-estimons pas l’impact d’un Amir Khadir ou d’un François Legault lors du prochain scrutin québécois. Pauline et le PQ pourraient fort bien subir le même sort que subiront Gilles Duceppe et le Bloc lundi soir…Lueur d’espoir pour madame Marois : la venue de Justin Trudeau comme futur chef libéral pourrait peut-être raviver la flamme souverainiste!
Pour conclure, ce petit jeu de réflexion n’est après tout qu’un jeu. Le scénario le plus probable ce lundi est fort possiblement un mince 20 députés pour le Bloc, quelques défaites conservatrices à Québec, et un gouvernement conservateur. Finalement, le Bloc pourrait tout-de-même se retrouver avec le pouvoir de choisir la couleur du prochain gouvernement. Pas mal pour un parti qui s’effondrerait!
Par contre, surveillez le Canada anglophone. Malgré les sondages, à la dernière minute, il pourrait fort bien donner une majorité aux conservateurs. Tous les grands éditoriaux anglophones donnent aujourd’hui, à trois jours du vote, leur appui à Harper ( The Gazette, Globe and Mail, National Post). Sans compter les attaques personnelles de dernières minutes contre Jack Layton, beaucoup plus susceptibles d’influencer les anglophones, plus frileux sur les questions morales. Si cette majorité conservatrice se concrétisait à cette élection fédérale 2011, les québécois constateront une fois de plus que l’influence qu’ils pensent avoir sur la politique canadienne n’est que chimère…

















Alez voir Monsieur Gilles DUCEPPE, trois petits tours, retournez à la case Départ, et allez voir LAVERDIERE. Quelle République de Bananes !
Ça a commencé, en avril, quand il a été demandé à Monsieur Gilles DUCEPPE d’intervenir pour restitution de matériel médical, non encore restitué, auprès de l’Agence…
Et en tout cas quand nos Grands Représentants se déplacent il y a de la bisbille.
Va-t-il y avoir continuation, envers une personne handicapée, de harcèlement criminel et vol par Terence STOROZUK, Alain VADEBONCOEUR, Mina TAKLA, par témoignage le 7 septembre 2011 devant le Palais de Justice de Montréal ?
Le harcèlement criminel et vol à l’endroit d’une personne handicapée; c’est ce qui a été établi par un rapport très récent de L’IVAC ( Indémnisation des Victimes d’Acte Criminel ). Monsieur le Ministre Bernard KOUCHNER n’aurait pas été content de ces faits, victime d’autres faits indélicats et abusifs de la part de l’Agence des Services Frontaliers du Canada pour avoir , en juin 2010 déclaré que les membres de cette institution sont des imbéciles ( voir l’article du quotidien LE DEVOIR du 19 juillet 2010 ). Affaire surprenante en lien avec la criminalité helvétique pour en être un rouage qu’elle est, puisque l’on sait que les actes dérogatoires de l’Agence des Services Frontaliers du Canada sont allés dans le sens de paralyser une procédure criminelle par obstacle à son déroulement, devant la 13 ème Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris pour avoir détourné et capté des pièces de procédure et éléments, et fait obstacles à l’accomplissement des droits de partie civile. Alors devons nous nous interroger si la criminalité helvétique via un avocat genevois ( poursuivi à Paris ) n’a pas gagné les rangs des membres de l’Agence des Services Frontaliers du Canada. Ou, est-ce que cela cache encore quelque chose de beaucoup plus grave ?