C’est un week-end typique de la fin mars. En moi, Le printemps cherche son chemin, mais la fatigue de l’hiver m’habite encore. Dans l’actualité, c’est la débâcle, et ça n’a rien à voir avec le dégel. Dégel serait de toute manière un mot absurde pour qualifier la fin de l’étrange saison qui s’achève. Si on peut appeler ça saison. Tiens, v’là un autre mot qui fout le camp… Décidemment, le réchauffement climatique fait mal au vocabulaire.
Comme je disais, l’actualité est d’un nauséabond…Ici, le gouvernement Charest tente de reprendre le dessus; on dirait plutôt un décapité qui se soucie de sa mise en pli. Dans l’avalanche de doutes et de suspicions, personne ne se souvient d’un vieil événement de 2006, passé quasi-inaperçu. Moi je m’en souviens, et ça ne m’aide pas du tout à supporter le climat politique actuel.
Au-delà des frontières, les républicains américains sont plus que jamais hystériques après l’adoption de la loi sur la santé, et au vatican, la splendeur de Saint-Pierre-de-Rome ne camoufle plus rien des fissures du catholicisme et de la papauté. On a pas fini de voir remonter à la surface toutes ces histoires de pédophilie. (Je me bats en ce moment avec mon correcteur, qui tient absolument à ajouter un majuscule à vatican. No way.) Heureusement le soleil brille sur Montréal. Ça me fait penser à l’été, ça me le fait espérer. C’est la période de l’année où il fait bon esquisser des projets de voyages. Ou revenir sur ceux qu’on a fait.
Dans une plus large perspective, c’est le moment idéal pour moi de vous parler du lien particulier que j’entretiens avec l’espace, j’entends par là tous les lieux où je vais.














